Chonchon Bowser, un nouveau départ

Il y a des rats qui vous marquent pour toujours! C'est le cas de Chonchon.

Alors non, aujourd'hui, je ne vais pas rendre un hommage, car c'est un événement heureux qui lui arrive, avec un de ses fils, Wario. Ils viennent de partir dans leur nouvelle famille. Avec un papa qui les aimera, j'en suis sûr.

Pourtant, j'ai un petit pincement au cœur. Je me souviens du jour où j'ai été les chercher, Chonchon, Princesse, et leurs 6 petits de 4 semaines.
Des petits stressés qui avaient été mis en boîte polystyrène fermée. Des petits qui étaient tellement stressés qu'ils bondissaient quand je voulais les attraper. Des petits qui ne connaissaient pas la main de l'homme, tout simplement.
Un Papa et une Maman tout autant stressés que leurs petits. Un Papa et une Maman qui hurlaient comme si j'allais les tuer quand j'essayais de les attraper dans leur cage.

En parlant de leur cage... Un vivarium! En bois donc, avec de magnifiques vitres en verre. Et au sol? Du papier journal comme litière.
Pas de barreaux pour grimper. Pas de litière pour fouiller, modeler son nid...
Et du bois, avec ses vapeurs de phénol.

Chonchon, tu garderas à jamais les séquelles faites par le phénol sur tes si petits poumons. Tu feras à jamais ce petit bruit si reconnaissable.
Ce petit bruit que tu faisais pour m'appeler quand je passais en coup de vent prêt de ta cage pour prendre quelque chose. Car non, tu n'as jamais été fan de mes câlins. Dès que ma main te touchait, tu couinais, pour dire attention. Aucune agressivité, non. Juste un couinement de prévention. En revanche, avec le temps, tu adorais qu'on te parle, qu'on te regarde, qu'on s'occupe simplement de toi.

Et ce matin, tu es parti pour retrouver ton Papa. Car je sais, pour avoir vu ton comportement avec mon concubin, qu'avec un homme, tu es plus détendu.
Et comme pour me dire au revoir ce matin, tu as été sage. Tu es rentré tout seul dans la boite de transport quand je t'ai dit d'aller dedans. Et sur le quai de la gare, tu n'as pas couiné lors du dernier câlin.

Je ne t'oublierai pas, mon Chonchon!

Chonchon et Wario : le départ